Chapitre 1 : Sang et poussière.

Elle sorti de la poussière par un de ces matins chauds et épais qui alourdissaient alors mon quotidien, et laissa s’engouffrer dans ma maison le monde que j’avais tenté de laisser sur le seuil.

Je crois que j’avais perdu le compte de mes années alors, quelque part entre trente et trente-trois ans il me semble. Je devais me rendre compte plus tard que je n’en avais en fait que vingt-neuf. Le temps semblait s’étirer à l’infini dans ce trou où je m’étais fabriqué une vie morne mais acceptable.

A quinze ans, j’aurais considéré ce mode de vie comme ne valant pas mieux que la mort.  En effet, par bien des côtés, j’avais perdu l’envie de m’accrocher à la vie et seule une étincelle de peur à l’idée de l’alternative qui s’offrait à moi me maintenait en mouvement. Je ne conserve que très peu de souvenirs de cette période, une sorte de vie animale au jour le jour. Essayant de glaner toutes les informations possibles sur le monde extérieur, tout en redoutant ce qu’une telle collecte pourrait m’apporter.

Parfois j’avais l’impression de ne plus exister au monde, je me demandais de nombreuses fois si je n’étais pas mort, coincé dans les limbes, dans un autre plan qui ne voulait pas relâcher son emprise sur mon âme. Ce genre de délires m’assaillaient souvent le soir, et comme un enfant, j’allumais une lampe, me frappais au visage et me pinçais pour me convaincre que j’étais toujours en vie, que je n’étais pas mort ce jour-là à Aatali. Un tel rêve éveillé aurait eu tôt fait de passer si j’avais eu quelqu’un à qui parler, un simple mot de réponse et j’aurai été à nouveau projeté dans le monde des vivants.

Mais ce confort-là ne m’étant pas permis, j’étais condamné à attendre le lendemain pour savoir si oui ou non j’étais bel et bien vivant.

Et ce matin-là, il se trouva que je l’étais encore. Allongé sur mon lit, je résumais brièvement les tâches à accomplir dans la journée. Certaines d’entre elles avaient déjà été reportées à plus tard de nombreuses fois de sortes que leur évocation me faisait frissonner face au retard accumulé sans pour autant parvenir à me les faire accomplir.

Sous mon lit, des souris des sables. J’entendais leur petites pensées galopantes, toujours apeurées, toujours en presse, trop rapides et monotones pour que j’eusse envie de m’attarder à les écouter. Un chien quelque part hurlait à la lune. Non, à une compagne qu’il ne pouvait atteindre. Je crois que c’était la première fois que je laissais mon esprit s’aventurer aussi loin alentour et la conscience de la présence d’un être vivant à portée de mon esprit devint une tentation à la fois alléchante et terrifiante. Moi qui autrefois aurait tué pour un peu de solitude et d’intimité, avait la sensation d’en avoir eu suffisamment pour toute une vie.

En me redressant, je vis par l’unique fenêtre ronde de mon habitation souterraine, que le soleil n’était pas loin à l’horizon et que les premières chaleurs de la journée ne tarderaient pas à le suivre. Sous ces latitudes il était rare de pouvoir profiter de quelques heures d’obscurité pour se rafraîchir et se reposer, cette nuit avait été une exception. Signe que l’été allait sans doutes bientôt prendre fin, je n’en savais rien. Ce que je ne savais surtout pas c’était si cela signifiait l’arrivée de jours meilleurs ou plus rudes encore.

Les silhouettes fantomatiques des arbres décharnés qui entouraient ma petite propriété projetaient des ombres inquiétantes dans la pièce où je me tenais hagard, cela faisait longtemps que je n’avais pas regardé le monde avec autant d’acuité. Comme si je m’éveillais d’une longue maladie débilitante, je posais à nouveau mon regard et mes esprits sur le monde. Et comme des muscles endoloris, ils s’étiraient lentement et avec peine pour retrouver leur mobilité perdu.

Pourquoi ce réveil de mes facultés ? Pourquoi aujourd’hui ? Avec mes fonctions sensorielles et cérébrales revenaient des souvenirs violents et douloureux que je ne me sentais pas prêt à voir ressurgir. A ma grande surprise, les images de mort et de souffrance qui m’avaient hantée depuis un temps indéterminable passèrent devant ma conscience comme de l’eau froide sur une vieille cicatrice, plus sensible, plus gonflé, en une sensation plus gênante que douloureuse.

Je commençais donc à guérir.

Un sourire triste passa sur mon visage et disparu au moment où je me rappelai l’absurde action de sourire alors que personne n’était là pour y répondre. Je me passais la main sur les lèvres et me grattais la joue, plus pour prendre conscience de la réalité de mon visage et de ce sourire que parce que ma peau me démangeait vraiment.

Et comme tous les autres jours, je me mis en mouvement. Une soudaine envie de prendre un bain m’assaillit. Le souvenir des chambres de sudation et des termes d’Aatali me fît soupirer face au constat de ce qui avait sans doutes été détruits dans le raid dont j’avais été témoin des années auparavant. Un bain était un luxe que je ne pouvais pas m’offrir dans ce désert où l’eau doit être transportée sur plusieurs lieues. Mais je pouvais certes remédier à mon état de crasse par des moyens moins couteux. Je saisis donc un des savons à la cendre inutilisés que j’avais fabriqué quelque mois auparavant ainsi qu’une cuvette en étain.

Alors que je sortais, la lumière devenait plus forte et je me résignais à l’idée de la chaleur qui allait bientôt s’abattre sur ma journée. Je dépassais les arbres à eau du désert qui encerclaient ma maison et me permettaient de boire et de manger. J’empruntais la piste de terre rougeâtre qui serpentait hors de mon domaine pour me diriger vers le marigot souterrain qui coulait à une lieue de là.

En marchant, je regardais l’ombre de ma silhouette qui s’étirait sous mes pas. Des petits animaux rampants la fuyaient pour aller se cacher dans le sol rocailleux alentour. J’aperçus le trou noir qui indiquait l’entrée du Marigot.

Certaines actions banales prennent parfois un sens particulier. Le bain que je pris ce matin-là était de celles-là. En lavant mon corps rassis par la poussière et la crasse, c’était comme si je finissais de retrouver toute la mobilité de mon esprit. C’était une sensation que je trouvais agréable. Je ressentais tout avec plus d’acuité comme si le bain avait mis à nu mon esprit engourdi.

La lumière crue qui entrait par le trou de la caverne au marigot tombait en filets sur l’eau rougeâtre et se réverbérait sur les murs carmins. Je fermai les yeux et crus percevoir leurs courbes lumineuses sur mes paupières. Je n’avais pas envie de quitter le trou, pas tout de suite.

Je goutais donc la fraicheur de l’eau sur mes pieds, et écoutais le vent s’engouffrer sèchement dans la caverne. Après un temps que je ne saurai déterminer, je remarquai que l’atmosphère avait changé. Le vent était plus fort et les sifflements qu’il produisait en s’engouffrant dans la caverne devenaient inquiétants. Il charriait une grande quantité de poussière rouge et de sable fin avec lui.

Une tempête de sable pouvait arriver et disparaître vite dans cette région et je me réjouis d’avoir trouvé pareil cachette avant que la tempête ne commence. Assurément si j’avais quitté la caverne plus tôt j’aurai eu de très gros ennuis.

Je décidais de faire devant mauvaise fortune joyeux visage et finissais d’ôter la tunique qui me recouvrait pour me plonger entièrement dans l’eau. Je me mis à nager vers un coin obscur de la caverne qui faisait jaillir un courant chaud d’un boyau quelque part sur le coté ouest de l’ouverture de la grotte. J’y délassais quelque temps mes épaules tandis que le vent se faisait plus fort et transformait la caverne en un gigantesque coffre de hurlements.

Un intrus …

Je ne sais pas si c’est le bruit des frottements du cuir, l’odeur de l’homme ou la fine présence mentale qu’il dégageait qui me fît en premier prendre conscience de sa présence. Mais tout à coup je n’étais plus seul dans la grotte. Un étranger à la stature colossale se trouvait dans l’entrée de la caverne. Je me glaçais sur place. Par chance, l’endroit où je m’étais déplacé m’offrait la possibilité d’observer mon potentiel adversaire de dos et d’avoir donc l’avantage en cas d’affrontement.

Il semblait lui-même en état d’alarme. Il scrutait la grotte à l’entour avec les attitudes d’un animal traqué qui espère enfin avoir trouvé un terrier où se cacher en attendant que le chasseur ne se décourage. Son comportement cependant ne semblait pas celui de la terreur, tout en lui suintait la férocité et la rudesse. Si bien que malgré mes années d’isolement, je n’avais absolument aucune envie de faire connaissance avec lui.

J’essayai d’en découvrir davantage sur sa physionomie tant que l’obscurité m’assurait l’avantage. Quand soudain, un des cailloux sur lesquels je me tenais décida de changer de position et je affaissai légèrement dans l’eau avec un petit clapotis évocateur de ma présence.

Aussi rapide qu’un tigre du désert, l’étranger était sur ma trace, son regard dissimulé sous un épais turban noir et son implant nasal en Biorythium m’indiquèrent son appartenance à l’ordre des Caravaniers de Puîts. Son regard s’accommodait peu à peu à l’obscurité dans laquelle je me trouvais.

L’évocation de l’ordre des Caravaniers a mon esprit fit ressurgir les images d’horreurs que je commençaient tout juste à maîtriser. Une violente colère, impuissante cependant m’assaillit. Je ne m’étais pas senti aussi vivant depuis longtemps. Les membres de cette organisation n’étaient pas réputés pour être des enfants de chœur et j’en savais quelque chose. Je retenais mon souffle, il venait de découvrir mes vêtements, ma bassine et mon savon. A ma grande surprise il renifla mes affaires et en moins d’une seconde il tourna la tête dans ma direction. Son regard n’était plus celui de l’homme qui guette l’obscurité sans savoir ce qui s’y cache, assurément, son implant nasal lui conférait les capacités de traque du meilleur des truffiers et lui avait visiblement indiqué où je me trouvais.

Il se mit en mouvement, ses pas étaient agiles. Je me reprochais de ne pas avoir prévu d’échappatoire tandis que la pénombre m’assurait encore l’avantage. Je fouillais le sol caillouteux à la recherche d’une arme de fortune tandis que mon assaillant se rapprochait à grande vitesse, je saisis une pierre de belle taille aux bords apparemment tranchants. Il venait d’entrer dans l’eau et je sentais sa furieuse présence mentale se faire plus forte. Alors qu’il n’était qu’à quelques coudées de moi, il me voyait désormais distinctement mais ne semblait pas vouloir engager la conversation. Un tueur, froid et méticuleux pensais-je en quittant moi-même la torpeur qui m’avait fait espérer passer inaperçus encore un instant de plus.

Je m’élançais hors de l’eau et de sa portée pour tenter de rejoindre la bouche hurlante et brulante qui servait maintenant d’entrée à la grotte. Je profitais de ma nudité pour gagner un peu de temps. Il n’avait pas pris la peine de se dévêtir avant d’entrer dans l’eau pour me rejoindre et ses lourds vêtements le freinaient considérablement.

Tandis que je passais au large de mon assaillant, je l’entendis faire demi-tour en jurant en puisatier. Je sortais de l’eau pour atteindre l’entrée et me rendit compte de ce que j’aurai du pressentir depuis longtemps. Il n’y avait aucune issue, la tempête faisait rage et ne risquait pas de s’arrêter à temps pour que je puisse m’échapper, derrière moi, le caravanier grognait en sortant de l’eau. Je me retournais haletant, en cet instant je me sentais aussi vulnérable qu’une souris des sables acculée entre un balai et une porte. Et par-dessus tout j’étais nu comme un vers ! Mon assaillant me rejoint en quelques enjambées humides et bruyantes.

J’évaluai encore une fois mes chances si je sortais dans la tempête, une bourrasque de poussière m’aveugla et me convainc que dans le pire des cas, mieux valait une mort rapide des mains d’un tueur aguerri ici qu’une agonie lente et douloureuse dehors.

Avec une rapidité déconcertante mon corps et mon esprit se résignèrent à la mort imminente qui les attendait. Mon assaillant sembla croire que je souhaitai encore m’enfuir ou me défendre, un couteau à la main, il se rua entre moi et l’entrée, les jambes arquées prêt à combattre.

Je m’étonnais de réaliser à quel point mourir ici ou dans dix années m’était égal, je tombais en genoux en réalisant que je venais de m’uriner dessus. Mon vieux maître aurait eu honte de voir à quel point son enseignement martial ne m’avait été d’aucune utilité dans mes derniers instants.

Je ne voyais pas le visage de mon opposant mais à son ricanement et à l’éclat de ses yeux je devinais le rictus abject d’un homme qui ne conçoit les rapports humains que dans la logique de la domination. Je sentais dans sa présence mentale une joie primaire à l’idée d’un combat facilement maitrisé.

Je levais les yeux vers les siens et soutint son regard tandis qu’il levait sa main armée pour m’asséner le coup de grâce à la manière des caravaniers. Au moins aurai-je le courage de regarder la mort en face. Je ne le puis pas, je baissais les yeux vers le caillou que je tenais encore fermement dans mon poing. Un lourd craquement me fit croire que s’en était fini de mon existence mais le liquide rouge et chaud qui coula sur ma poitrine n’était pas le mien.

Tout s’était passé simultanément et avant que mon esprit ai eu le temps de démêler la totalité des évènements, je m’étais saisi du couteau de mon attaquant qui commençait à s’écrouler vers moi, une hachette plantée dans le crâne.

Une intruse

Elle m’apparut ainsi, presque fondue dans la poussière tourbillonnante. Triomphale, elle semblait pourtant mal en point. Son bras gauche était collé à son flanc et ne semblait pas capable d’accomplir le moindre geste, en y regardant de plus près, je vis que son coude formait un angle qui me fit frissonner.

De sa main valide elle arracha le tissu crème qui lui protégeait le visage et pendant un instant je ne vis que son sourire moqueur quand son regard balaya mon corps nu et vulnérable. Puis son visage se tordis en un masque de pure douleur, elle me dévisagea, essayant d’évaluer si je pourrais lui servir de soutien dans sa guérison, ou si il valait mieux en finir avec moi sur le champ.

Je décidais de couper rapidement le cours de ses réflexions, de peur qu’elle n’en arrive à la même conclusion que mon ancien adversaire qui gisait maintenant avec des gargouillis que seul un cadavre pouvait produire.

« Je suis soigneur, bon médecin… » Je m’exprimais avec force pour couvrir la tempête et avec des gestes, car rien dans sa tenue ne m’indiquait dans quel dialecte je devais m’exprimer.

Elle sourit, sans aucune chaleur, détacha sa hache du crâne de son adversaire, lorsque elle se pencha, je vis qu’elle saignait des côtes, abondamment, je présumais au vu de la façon dont ses bandages semblaient humides.

Elle s’éclaircit la gorge et cette simple action destinée à lui faire gagner en contenance, sembla une véritable torture pour elle. Elle pâlit et ne parvint pas à former les mots qu’elle s’apprêtait à prononcer, elle tomba à la renverse comme une poupée de chiffon, semblant perdre tout coup toute la force vitale qui l’animait. Je la regardais s’effondrer, hagard, tentant de démêler la situation et de déterminer la réaction à avoir. Rien ne me vint.

Je contemplais la scène, en proie à mes pires démons. La présence d’autres êtres humains, la violence, le sang, tant de choses que je croyais ne plus jamais avoir à affronter. Dehors, la tempête allait bientôt prendre fin, aussi rapidement qu’elle était venue. Dans une dizaine de minutes, le désert serait à nouveau sec, morne et désolé. Je pourrais m’enfuir, laisser les deux cadavres à pourrir et probablement ne jamais revenir au Marigot. Je ne voulais plus de mes semblables dans ma vie, leur présence n’avait été pour moi que douleurs et désillusions.

En attendant que la tempête ne se calme définitivement, je revins sur mes pas, enjambant les deux corps pour retrouver mes vêtements, mon savon et ma bassine en étain. Je me rhabillais fébrilement, toujours incrédule devant la rapidité et la violence de la scène que je venais de vivre. J’avais depuis longtemps cessé de chercher un sens à la violence qui semblait animer chacun de mes semblables. Cependant, ses manifestations m’atteignaient chaque fois avec trop de force et je me sentais vidé de toute énergie.

Je fronçais le nez en repassant inévitablement à proximité des deux cadavres, le sang séché commençait déjà à prendre une odeur écœurante. Pendant un instant je me sentis comme un enfant devant une araignée, je ne savais que faire, rester là sans bouger ou passer par-dessus et s’éloigner en courant.

C’est pendant cet instant d’indécision qu’une main me saisit la cheville, je laissai échapper un petit cri de surprise et d’effroi qui fit soupirer la jeune femme qui serrait mon pied avec toute la force du désespoir.

« A boire » sa voix était rauque et suppliante. Ma résolution de fuir s’évanouit avec l’empathie que je sentais naître en moi. Sans réfléchir si je devrais le regretter ou non, je me saisis de l’inconnue et la chargeait en travers de mes épaules. Malgré les apparentes privations qu’elle semblait avoir subies, son corps sec était lourd sur mes épaules. Elle laissa échapper un souffle de souffrance et sombra à nouveau dans l’inconscience quand, les genoux tremblants je me relevais pour la ramener chez moi.

Je n’avais pas eu l’occasion de côtoyer beaucoup de femmes de près, la formation que j’avais suivie ne le permettait guère. Mais celle-ci me sembla être un spécimen très à part, son poids m’indiquait une ossature et une musculature importante, elle devait être à peu près aussi grande que moi si ce n’était plus. Et par-dessus tout, l’intensité de la rage qu’elle semblait avoir éprouvée en terrassant le caravanier me laissait de marbre quand à ce qui avait pu causer chez elle un tel accès de violence.

Je rejoignis péniblement la piste serpentine ou du moins ce qu’il en restait dans une atmosphère encore saturée de la poussière charriée par la tempête. En proie à mes réflexions, je n’arrivais pas à me décider à laisser mon fardeau tomber sur le bord de la route tout en étant persuadé qu’elle apporterait le trouble dans ma retraite.

Je la conduisis cependant en lieu sûr, en espérant qu’aucun caravanier ne serait sur ces traces et en me demandant pourquoi je commettais pareil folie.

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Background de l’histoire.

Pour avoir toutes les clés en main pour comprendre le monde dans lequel évolue notre personnage, voici quelques lignes qu’il vaut mieux avoir lues :

Longtemps après une catastrophe dont l’origine était inconnue, l’humanité s’organise dans des cités troglodytes car la vie à la surface est rendue impossible par un climat désertique et de nombreux prédateurs.

Cependant, la nécessité de commercer pour survivre conduit certains hommes à se déplacer à la surface à l’aide de caravane pour créer des liens entre les cités. Les voyages sont périlleux et peu de gens y survivent.

Cependant, grâce à l’utilisation d’un poison normalement mortel appelé Poussière, certains hommes parviennent à étendre leurs capacités mentales et sensorielles et ainsi deviennent des alliés de choix dans la conduite de caravanes. Ces hommes s’organisent en un ordre presque religieux qu’ils nomment « l’ordre de la poussière » et louent leurs services à la population pour l’organisation du commerce. Ils deviennent très influents et permettent la reconstruction d’une civilisation humaine.

Résumé.

Notre histoire commence dans une des zones les plus inhospitalière du désert de Nô, à la bordure nord de Tempête. Là, vit en ermite un jeune homme qui semble ne rien avoir à raconter. Il guérit secrètement d’une blessure profonde et souhaite oublier sa vie d’avant.

Pourtant l’arrivée d’une étrangère va bientôt bouleverser le calme de sa retraite et le conduire à reprendre du service, en tant que dernier représentant d’un ordre disparut, l’ordre de la poussière.